|
Page 1 sur 3 Le monde aujourd’hui, comme souvent, est rempli de « faites ce que je dis - mais pas trop ce que je fais, et surtout, ne me regardez pas le faire, et ne dites pas que vous m’avez vu ».
Les donneurs de leçons ont sévi de tous temps, et ils ont particulièrement sévi dans le domaine des religions. Avec le siècle des Lumières puis la révolution technologique, il y a eu un violent rejet de ces hypocrisies et de leur mainmise sur les sociétés populaires. Ce rejet a culminé au 20ème siècle avec la laïcité, puis la révolution des mœurs dans les années 60, et enfin la révolution spirituelle qui a suivi, pour déboucher sur cette proclamation « Dieu est mort, vive le Divin ! », qui se traduit ensuite par une spiritualité vécue en direct sans passer par les dogmes.
Mais telle l’hydre ils ressurgissent au détour des nouvelles spiritualités, se prenant pour des gourous, des maîtres à penser, des phares de lumière, sans vivre réellement ce dont ils se prévalent.
Mon idée n’est pas de critiquer les donneurs de leçons, bien que leurs discours pontifiants et normatifs m’assomment beaucoup et me lassent, de même que beaucoup d’entre vous je le sais (si je le faisais, je serais moi-même une donneuse de leçons ! ce que je cherche à dépister et éviter dans mon comportement, bien que comme tout le monde, cela peut m’arriver… nul n’est exempt… que celui qui n'a jamais péché jette la première pierre)
Je sens bien que leur démarche est au départ issue du cœur et de l’amour, comme toute démarche humaine, ils cherchent à partager ce qu’ils ont découvert, exprimer et enseigner ce que leur esprit leur souffle, en révélations éblouissantes et chargées de fortes énergies.
Ce que j’ai découvert personnellement au fil de mes longues années de fréquentation des démarches de conscience, c’est que tous, nous avons accès à une vérité, ou à une autre, une vérité marquée du sceau de notre individualité et de notre « couleur » aurique propre, distincte de toutes les autres, et qui mérite d’être partagée.
C’est ainsi que j’ai appris l’humilité, et appris à laisser l’autre parler pour l’entendre, dans ma vie quotidienne et mes relations (dès que j’éteins le micro de mon enregistreur et clôture ma session de travail, dont la parole est dans une autre énergie). Les gens ont beaucoup de choses à dire. Elles sont intéressantes, ou non, mais elles expriment toujours le désir de la personne de dire « qui elle est », dans son être réel et profond.
Cette vérité mérite non seulement d’être partagée, mais l’univers désire la voir se répandre, il a besoin de la vérité de tous, il est constitué de la somme de ces vérités. Ainsi il est juste et nécessaire que chacun devienne l’enseignant, le maître, l’initiateur, de ceux dont il croise le chemin.
A la condition qu’il accepte que ceux-là soient également ses maîtres, enseignants et initiateurs ; sans cela, on retombe dans les vieilles histoires de pouvoir, de domination du mental et de l’ego, et la lumière que l’on souhaitait émettre ne devient qu’une créatrice d’ombre, sans plus rien éclairer.
|